"Klam Tèh (nuit dhier)" Malinka Mucay |
Ce que j'ai à t'offrir est comme le frémissement d'une brise de printemps qui s'étire dans l'automne et retourne à sa source.
Si
la canicule de l'été s'époumone en vain, c'est qu'elle n'a pas de prise sur le
monde subtil. Si les rigueurs de l'hiver ne peuvent l'obscurcir, c'est que sa
lumière puisse sa source dans l'infini. Si la puissance des éléments tend à en
estomper les contours, c'est que les sens limités de l'incarnation n'en
perçoivent que l'apparence.
Ce
que j'ai à t'offrir ne se saisit pas, ne se contrôle pas, ne se détruit pas, ne
se voit pas, mais s'accueille sur l'écume des désirs…
Ce
que j'ai à t'offrir ne s'inscrit pas dans l'espace d'une réalité matérielle,
mais se décline, pas à pas, sur le chemin de l'âme, dans le flux du temps
indifférent…
Ce
que j'ai à t'offrir ondule dans les creux de l'âme, palpite dans les chairs,
effleure la peau de l'être, et se fond dans l'immensité.
Ce
que j'ai à t'offrir appartient à l'infiniment petit alors même qu'il ne peut
être contenu dans l'infiniment grand, et lorsque le cœur s'ouvre, il peut s'y
loger tout entier.
Ce
que j'ai à t'offrir existe sans conditions, il t'appartient de choisir de le
recevoir, dans le silence de l'instant...